Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement

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AUGMENTATION DE 40,21% DU BUDGET 2012 DU MUHHA : De notables avancées constatées en un an sur la plupart des secteurs

Adopté à l’unanimité, dans la matinée du dimanche 13 novembre 2011, par la plénière de l’Assemblée nationale, le budget 2012 du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MUHHA) est fixé à 71 602 105 160 FCFA contre 51 067 937 050 FCFA pour la gestion 2011, soit une hausse de 20 534 168 110 FCFA en valeur absolue et 40,21% en valeur absolue. Cette hausse substantielle est due à l’intégration des charges des structures nouvellement rattachées et des agents affectés au ministère ainsi qu’aux crédits destinés à financer les activités de l’Office du Lac de Guiers (OLAG), l’Agence de Promotion du Réseau Hydrographique national (APRHN) et l’Agence de Construction des Bâtiments et Edifices Publics (ACBEP). Dans son adresse aux députés, en réponse aux questionnements de ceux-ci, qui l’ont félicité et remercié pour sa disponibilité et les résultats obtenus, le ministre d’Etat Oumar Sarr de souligner qu’en un an, de notables avancées ont été enregistrées dans tous les secteurs, excepté l’assainissement à cause de la non réalisation de l’émissaire de Cambérène pour l’évacuation des eaux usées de Dakar et des difficultés rencontrées dans la mobilisation des ressources. A titre d’illustration des succès remportés, les OMD en matière d’accès à l’eau potable sont d’ores et déjà atteints avant l’échéance de 2015.


 Les OMD en matière d’accès à l’eau potable déjà atteints avant 2015
 Des " progrès " dans les secteurs de l’urbanisme et de l’habitat
 Des retards au niveau de l’assainissement

Assurément, les fruits sont en train de répondre à la promesse des fleurs, exhaussant ainsi le vœu que nous avions formulé après le vote du budget de l’exercice finissant. Progrès. Tel un leitmotiv, par une démarche pédagogique, ce mot est revenu dans les propos du ministre d’Etat Oumar Sarr à l’occasion de l’examen du projet de budget pour la gestion 2012 du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MUHHA) qui a été voté à l’unanimité, le dimanche 13 novembre 2011, par la plénière de l’Assemblée nationale.

" En un an, nous avons progressé et les progrès sont visibles ", souligne-t-il, dans sa réponse aux interrogations des députés qui, du reste, sont en phase avec lui pour l’avoir félicité et encouragé. Jetant un coup d’œil dans le rétroviseur pour mieux mesurer la distance parcourue par rapport à 2010, le ministre d’Etat de constater : " Les débats ont changé. Il y a un an, on ne parlait que d’inondations. Grâce aux moyens dégagés par le chef de l’Etat, en un an, nous avons beaucoup progressé. "

Les OMD en matière d’accès à l’eau potable déjà atteints avant 2015


" Sur la question de l’hydraulique, il y a eu des progrès notables, et je peux dire que nous avons atteint les OMD en matière d’accès en eau potable, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural ’’, déclare-t-il. Entre 2004 et maintenant, 2,300 millions de personnes supplémentaires ont accès à de l’eau potable. En conséquence, dans ce secteur, il s’agit de garder le cap en vue de dépasser les OMD en 2015. De tels résultats positifs ont pu être atteints grâce à la finalisation de projets majeurs. A l’instar du projet Gorom-Lampsar qui a permis d’installer des unités de potabilisation de l’eau le long du fleuve Sénégal, qui desservent 60 000 personnes. Egalement, le Projet Notto-Ndiosmone-Palmarin visant l’accès à l’eau potable à 250 000 personnes jusque dans les îles Mar du Saloum. D’autres financements sont ficelés pour accroître les unités de potabilisation et acheminer l’eau dans les autres îles du Saloum par le biais de la conduite du Notto-Ndiosmone-Palmarin. Pour les îles de la Casamance, des ressources sont en train d’être prospectées.

A mentionner que beaucoup de nouveaux forages ont été réalisés alors que pour les anciens, la tendance est vers " zéro panne ". Nombre de députés ont pensé qu’il faudrait des crédits accrus à la Direction de l’Exploitation et de la Maintenance (DEM) qui, selon eux, " fait un travail remarquable ". Mais le ministre d’Etat estime que celle-ci " n’est pas outillée pour cela, avec beaucoup de bénévoles ". Dans son entendement, il s’agit de la restructurer pour en faire " une direction opérationnelle disposant de moyens matériels, humains et financiers ".

En ce qui concerne la protection de la ressource, l’Office du Lac de Guiers (OLAG) est en voie d’être fonctionnel. En écho aux recommandations de la représentation nationale demandant un renforcement en moyens de celui-ci, le ministre d’Etat annonce qu’un programme de 18 milliards FCFA est à acquérir.

En résumé, sur le dossier de l’hydraulique, Dr. Oumar Sarr rassure les députés en affirmant que " jusqu’en 2025-2030, on n’aura pas de problème d’approvisionnement en eau potable ".

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Des " progrès " dans les secteurs de l’urbanisme et de l’habitat


Quant aux secteurs de l’urbanisme et de l’habitat, à son avis, ceux-ci ont connu des " progrès visibles ". " En un an, on a progressé dans l’urbanisme, l’habitat ’’, assène-t-il. Par exemple, dans le domaine de l’urbanisme, 23 zones d’aménagement concerté (ZAC) ont été engagées dans 18 localités couvrant une superficie de 3000 hectares. Il y a la finalisation de la restructuration et de la régularisation foncière de Dalifort, du village de Hann, du quartier Pikine de Saint-Louis, de Khouma et Richard-Toll.

A propos de l’Habitat social, le Plan Jaxaay est en train de finaliser son programme de 3000 logements. La SN-HLM continue de mailler le pays avec des milliers de parcelles assainies. Pour le projet présidentiel " Une famille, Un toit ", la visite des villas témoin sur le site de Diamniadio a été faite par le Chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, le vendredi 28 octobre 2011. L’objectif est de produire 15000 logements sociaux d’ici à 2015. Sur la quarantaine de promoteurs qui s’étaient manifestés pour y participer, au lancement, deux se sont engagés à démarrer avec 3600 logements à Diamniadio (Peacock Investment) et 2200 autres à Tivaouane-Peulh (AD-Invest).

En somme, il s’agit de booster l’offre de l’habitat par la construction de dizaines de milliers de logements sociaux pour combattre la cherté du loyer. Quand bien même les locataires ont-ils la possibilité de s’adresser à la Direction Générale des Impôts pour connaître les montants légaux de loyers. Mais, ont-ils la volonté de se battre en justice pour faire respecter leur droit ?

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Des retards au niveau de l’assainissement


Toutefois, malgré les succès remportés dans les secteurs susmentionnés, " il y a des problèmes non réglés ", admet le ministre d’Etat. Notamment, au niveau de l’assainissement où en dépit des progrès notés dans plusieurs villes, il reste beaucoup de choses à faire. " Nous sommes très en retard parce que nous sommes partis très loin ", diagnostique-t-il. Explications.

Primo, la faiblesse des ressources : seuls 25% des financements ont été mobilisés car les bailleurs sont réticents pour intervenir dans un secteur qu’ils jugent non rentable.

Deuxio, la non réalisation de l’émissaire de Cambérène pour l’évacuation des eaux usées de la ville de Dakar à cause d’un manque de concertation avec les populations de cette localité au moment de l’élaboration du projet. L’échéance des bailleurs étant fixée à la fin de cette année, ce sont des milliards de FCFA qui risquent de s’envoler.

En somme, le Gouvernement a pris la pleine mesure du caractère fondamental du secteur de l’assainissement et y allouera davantage de ressources budgétaires. C’est ainsi que des stations d’épuration des eaux usées seront réalisées à Keur Massar, Tivaouane Peulh et Rufisque. De même, le raccordement à l’égout de 6700 branchements sociaux va se faire, en 2012, à Guédiawaye et aux Parcelles Assainies de Dakar. Pour la dépollution de la baie de Hann évaluée à 33 milliards de FCFA, des bailleurs de fonds tels que l’AFD et la BEI se sont engagés.

Auparavant, les élus de la chambre basse du Parlement ont posé des questions relatives aux 6100 parcelles viabilisées offertes aux enseignants, aux bâtiments menaçant ruine, à l’émissaire de Cambérène, à la dépollution de la baie de Hann, à l’habitat rural, aux forages en panne, aux chantiers inachevés de l’Etat…

En définitive, le budget 2012 du MUHHA est fixé à 71 602 105 160 FCFA contre 51 067 937 050 FCFA pour la gestion 2011, soit une hausse de 20 534 168 110 FCFA en valeur absolue et 40,21% en valeur absolue. Une telle hausse est due à l’intégration des charges des structures nouvellement rattachées et des agents affectés au ministère ainsi qu’aux crédits destinés à financer les activités de l’Office du Lac de Guiers, l’Agence de Promotion du Réseau Hydrographique national et l’Agence de Construction des Bâtiments et Edifices Publics.


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